Entomoconversion et particules de plastique

Limiter la contamination en particules de plastiques lors de la transformation des déchets alimentaires par des insectes

La transformation de nos déchets alimentaires en une nouvelle source de protéines destinée à l’alimentation animale, l’entomoconversion, représente une solution innovante et durable.

La transformation de nos déchets alimentaires en une nouvelle source de protéines destinée à l’alimentation animale, l’entomoconversion – par exemple par des mouches soldats noires – représente une solution innovante et durable. Cependant, ce procédé pourrait également constituer une nouvelle voie d’entrée du plastique dans la chaîne alimentaire, en raison de la présence dans les biodéchets de micro- et nano-particules issues des emballages alimentaires. Afin d’évaluer l’impact sanitaire de ce mode de recyclage, des chercheurs d’INRAE, de KU Leuven, des instituts suisses l’ETH Zürich et l’Eawag se sont associés pour suivre le devenir des particules de plastique dans les larves de mouches soldats noires. Avec plus de 2 300 particules de plastique comptabilisées dans le tube digestif de certaines larves, les données obtenues, couplées à la mise en place de modèles prédictifs, ont permis d’identifier les cas de contamination les plus à risque. L’étude a notamment révélé que, dans des biodéchets modèles contaminés, la taille des particules de plastique constituait le facteur clé qui impactait leur transfert dans les larves et donc leur potentielle entrée dans la chaîne alimentaire. Ce travail a également permis d’identifier des stratégies qui pourraient limiter la contamination en micro- et nano-plastiques des larves destinées à l’alimentation animale et ainsi garantir la sécurité sanitaire de l’entomoconversion comme procédé de valorisation des biodéchets.

Contact : Christelle Planche, équipe MASS

Voir aussi

Articles publiés dans Waste Management : doi.org/10.1016/j.wasman.2025.114852 et 10.1016/j.wasman.2025.114933