Jusqu’où est-il possible de réduire la teneur en sel dans les charcuteries cuites ?

Jusqu’où est-il possible de réduire la teneur en sel dans les charcuteries cuites ?

Mangeons moins de sel !

Les entreprises de charcuterie sont dans une démarche de réduction de la teneur en sel de leurs produits pour répondre à un enjeu de santé publique. Un des produits cibles est le jambon cuit supérieur, qui est le produit charcutier le plus consommé en France. Mais jusqu’où est-il possible d’aller dans cette réduction de la teneur en sel sans affecter la qualité du produit et les rendements ?

Le travail s’est intéressé au traitement thermique et à deux phénomènes clés pour la qualité du jambon cuit : l’adhésion entre les muscles, qui permet d’assurer ensuite la tenue de tranche, et le transfert de masse, qui définit le rendement à la cuisson. L’étude a consisté à analyser les phénomènes responsables de l’adhésion. Le transfert de masse a également été modélisé dans les conditions qui correspondent à la fabrication des produits carnés faiblement salés. Les résultats montrent qu’il est possible au niveau du laboratoire de réduire à 0.8 % la teneur en sel dans des pièces cuites modèles constituées d’une partie des muscles du jambon - au lieu de 1.8 %, teneur moyenne actuelle - sans affecter ni le rendement de l’opération, ni l’adhésion entre les pièces de viande.

La transposition à l’industrie d’un tel résultat demandera des recherches complémentaires pour appréhender l’effet de la réduction de la teneur en sel sur les qualités organoleptiques et technologiques du produit.

il est écrit eat less salt au doigt dans du sel

Partenaires :

Ce travail a été financé par l'Agence Nationale de la Recherche dans le cadre du projet ANR-09-ALIA-013-01 "Na-" en partenariat avec l’Institut Français du Porc.

Voir aussi

Bombrun, L., Gatellier, P., Carlier, M., & Kondjoyan, A. (2014). The effects of low salt concentrations on the mechanism of adhesion between two pieces of pork semimembranosus muscle following tumbling and cooking. Meat Science, 96(1), 5-13.

Bombrun 2014